Paris Attacks / Attentats de Paris

Issue-4-Web9

It is evening, Nov. 13. After a very exhausted week, I went back home for a rest. Weekend is the only moment I do some houseworks, go here and there for some needs before I take a long break.

Usually I use the subway to go and come back from work. This Friday I decided to take a car and drove by the Stade de France. Trafic jam is intense caused by the international friendly game between France and Germany. I was listening to the evening news. Radio France Info was talking about the upcoming international conference on global warming, COP 21, that will take place at Bourget in France from Nov. 30 to Dec. 11.

« This Friday, François Hollande has sais that the success of the conference will be based on two factors: The resolutions that will be adopted and the preservation of the security of French people, » the journalist reported.

Around 8 pm, I finally got home, some 0.32 mile from the Stade de France on Boulevard Marcel Sembat. « Finally, I can start my week, » I monologued. Unfortunately, the plan won’t last long because short before 10 o’clock, two police cars disturbed my break. But earlier, I heard a big explosion but I said, in this suburb of Paris, Saint Denis, a very cosmopolitan area, « hot and hectic », a weekend party must be going on somewhere. So, to me, the noise I heard was nothing but fireworks. But I can assure you, since « Charlie Hebdo » attacks, sirens drive me crazy.

At the same time, I heard helicopters flying in the sky in an unsual way. I rushed towards my tv and switch the program. BFMTV was informing about attacks : gunfires have caused 18 dead, a number of injuries, and individuals taken hostage. As time went by, the number of victims reached 129 and over 300 injured. The tragedy made news on all media outlets and various web sites. I spent the entire nightmare weekend watching the news and calling friends who live in Paris to know how they were doing.

Sunday evening, I left home to take the underground train. Several stations were empty even the most attended ones like Saint Lazard and Gare du Nord. People looked at each other inquisitively and no one could utter a word. Everybody looked scared.

Monday, the national mourning continued but no rally or demonstration of any kind was allowed. A minute of silence in remembrance of the victims was observed at noon. I always do a one-hour subway trip to get to work. First, I didn’t  want to go. But as most Parisians, « Never give in to fear. Life must go on. We are in a free country where Equality, Liberty and Fraternity reign. » So did the week started.

A state of emergency was declared and an extraordinary cops presence was everywhere but that could assure people because, according to the media, some terrorists were still on the run.

Our fear became a reality Nov. 18 around 4h20 (Paris time). « Dionysians » {As they Parisians call themselves}, we were woken up by explosions, gunfires, police sirens and firefighters. Everybody wanted to know what was going on. Twenty minutes went by before we learned from the news that some terrorists have taken up position in an appartment in Saint Denis, some 0.24 mile from where I live. Instructions are clear : No one goes out. All public transportations are suspended, schools are closed ; residents who live 0.12 mile from the suspected apppartment cannot access their homes if they were not home at the time of the attacks.

News is updated by the minute till the end of the operations. But still, we don’t know if we can go out and move around freely. I chose to shut myself away in my house until Thursday morning. In tramways and trains, people are still worried. It only took a slightest noise or a delayed train to notice how people were scared.

The Global warming conference will take place, but hasn’t it already failed ? Could these attacks disrupt the upcoming New Year’s lively atmosphere the City of Enlightement is used to ?


Il est vendredi soir, le 13 novembre. Après une semaine surchargée, je rentre chez moi pour me reposer, le weekend est le seul moment où je m’occupe du ménage, fais des courses, et me repose longuement !

D’habitude je prends le métro quand je vais ou viens du boulot. Mais ce vendredi, j’ai pris une voiture, et on a emprunté la route passant par le stade de France. 19h30, l’embouteillage est inévitable suite au match amical France-Allemagne.

A cette heure-là, je suis le journal du soir. La radio France info parle de la conférence qui se prépare sur le réchauffement climatique : la COP 21, qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 au Bourget en France.

« Ce vendredi François Hollande a déclaré que la réussite de cette conférence sera fondée sur deux facteurs : Les résolutions qui seront adoptées et le maintien de la sécurité du peuple français. » déclare un journaliste à la radio.

Vers 20heures, finalement j’arrive chez moi, à 500 mètres du Stade de France, au boulevard Marcel Sembat. Enfin… je peux commencer mon weekend, me dis-je ! Malheureusement, ce rêve ne durera pas longtemps car peu avant 22h, des sirènes des voitures de police viennent perturber ma tranquillité.  Peu avant, j’avais entendu le bruit d’une explosion mais je me disais que, dans cette banlieue de Paris,  Saint Denis, un lieu cosmopolite très « chaud et animé», il devrait y avoir des fêtes pour le weekend.  Donc au départ, j’avais imaginé que ce bruit n’était autre que des feux d’artifice. Mais j’avoue que depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, des sirènes me rendent perplexe. A même temps, j’entends des hélicoptères survoler notre ciel d’une façon inhabituelle. Je me précipite vers la télé, et change de chaine : BFMTV annonce des attentats : des fusillades viennent de faire 18morts, des blessés, et une prise d’otage. Le nombre des victimes augmente jusqu’à 129morts et plus de 300 blessés.  Toutes les chaines TV et différents sites web ne parlent que de cette tragédie. Pendant tout ce weekend qui tourne au cauchemar, je ne fais que rester devant la télé et appeler les connaissances vivant à Paris pour savoir s’ils vont bien.

Dimanche soir, je sors de chez moi et prends le métro. Plusieurs stations sont vides, même les gares les plus fréquentées comme Saint Lazare ou Gare du Nord sont presque vides. Les gens se lancent des regards interrogatifs, personne n’ose parler, tout le monde semble avoir peur.

Lundi, le deuil national continue, mais aucun rassemblement ni manifestation ne sont autorisés ; une minute de silence en mémoire des victimes sera observée à midi. Je dois faire une heure de trajet en métro pour aller au boulot. Au départ, je n’en ai pas envie mais comme la plus part des parisiens, « il ne faut pas céder à la peur. La vie doit continuer, on est dans un pays libre, où règnent EGALITE, LIBERTE, FRATERNITE ». Ainsi commence la semaine. L’état d’urgence a été décrété ; on remarque une présence extraordinaire des policiers, mais cela ne rassure pas beaucoup la population, car d’après les informations dans les médias, certains terroristes sont toujours en fuite.

Notre peur est fondée : mercredi 18 novembre, les dionysiens sommes réveillés vers 4h20 par des explosions, le bruit d’une fusillade et des sirènes de police et des pompiers. Sans tarder, tout le monde cherche à savoir ce qui se passe, mais on attendra quelques vingt minutes avant que la télé nous en parle : des terroristes se sont retranchés dans un appartement à Saint Denis, et c’est à 400mètres de chez moi. Les consignes sont claires : personne ne doit sortir de chez soi. Tout transport public est interrompu, des écoles fermées, les habitants qui sont dans les 200mètres de cet appartement ne peuvent pas y accéder si au moment de l’assaut ils n’étaient pas à la maison. Le journal est actualisé minute par minute, jusqu’à la fin de l’opération. Mais toujours, nous ne savons pas si nous pouvons sortir, circuler librement. Je choisis de rester cloitrée chez moi, jusqu’à jeudi matin.

Dans les tramways et les trains, toujours les passagers semblent inquiets. Un simple bruit ou un train qui est retardé suffisent pour remarquer combien ils n’ont pas un cœur tranquille. La COP 21 aura toujours lieu, mais n’a-t-elle pas déjà échoué ? La sécurité de la population de France est assurée avec autant de victimes ? Est- ce que ces attentats qui ont eu lieu au moment où on approche les fêtes de fin d’année  ne vont pas perturber l’ambiance qui d’ordinaire caractérise la Ville de lumières ?

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